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Comment déléguer la gestion de votre location saisonnière ?
Rédigé par Elodie FUENTES le 15 décembre 2022
Modifié par Maeva FLORICOURT le 27 août 2026
Louer un bien saisonnier, requiert de dégager du temps régulièrement pour pouvoir gérer les nombreux allers-retours spécifiques à ce type de location. Faire appel à un gestionnaire locatif de saison permet de confier son bien à des personnes professionnelles disponibles, que ce soit pour la logistique de la location mais aussi pour son entretien régulier.
Qu’est-ce que la gestion locative saisonnière ?
Tout comme la location d’un bien classique, la location saisonnière nécessite la rédaction et la signature d’un bail par les parties concernées. La gestion locative saisonnière est un service professionnel permettant de prendre en main l’intendance locative, qui s’avère être de courte durée, à la place du propriétaire. Les locations à répétition, rendent la gestion locative saisonnière plus contraignante, c’est pourquoi il est préférable de déléguer cette tâche à une personne ou à un organisme tiers.
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Quelles sont les démarches obligatoires avant de déléguer votre location saisonnière ?
Avant de proposer un logement en location saisonnière, plusieurs démarches doivent être accomplies. Depuis le 20 mai 2026, tous les meublés de tourisme doivent être déclarés et enregistrés via le téléservice national dédié, qui délivre un numéro de déclaration à faire apparaître dans l’annonce. Le loueur doit également déclarer le début de son activité sur le guichet unique des formalités des entreprises dans les 15 jours suivant son commencement afin d’obtenir notamment un numéro SIRET. Selon la commune et la situation du logement, une autorisation préalable de changement d’usage peut également être nécessaire. En France métropolitaine, lorsqu’un logement est proposé pour la première fois en location en meublé de tourisme et qu’il est soumis à cette autorisation de changement d’usage, il doit présenter un DPE classé de A à E jusqu’au 31 décembre 2033. À partir du 1er janvier 2034, il devra être classé de A à D.
À SAVOIR
La loi du 19 novembre 2024, dite loi Le Meur, a renforcé les règles applicables aux meublés de tourisme. Depuis le 21 novembre 2024, lorsqu’un lot de copropriété fait l’objet d’une déclaration en tant que meublé de tourisme, le copropriétaire ou, le cas échéant, le locataire autorisé doit en informer le syndic. Les règlements de copropriété établis depuis cette date doivent également mentionner explicitement si la location en meublé de tourisme est autorisée ou interdite.
Quels sont les avantages de mettre sa location saisonnière en gestion ?
Les propriétaires de locations de vacances ne résident pas toujours à côté du bien mis en location. Un des premiers avantages de faire appel à un gestionnaire locatif pour un bien saisonnier, c’est avant tout d’éviter les déplacements pour gérer les entrées et les sorties des locataires. En période estivale, qui plus est, les allers et venus sont très fréquents, généralement toutes les semaines et sur plusieurs mois. Un gain de temps et d’économie est alors privilégié en faisant appel à un gestionnaire locatif saisonnier se trouvant directement sur place, pour les propriétaires de locations à distance. La mise en place d’un service conciergerie, avec des prestations de ménage, permet de bénéficier d’une équipe professionnelle dédiée à l’entretien du logement entre les différents occupants et de conserver un bien intact au fil des saisons. Disponibles, les gestionnaires de location de saison pourront également intervenir en cas d’incident signalé par les locataires, et répondre rapidement à leurs éventuelles questions. Disponibilité et réactivité font partie des atouts phares à déléguer la location d’un bien saisonnier. Enfin, les canaux de communication proposés par les professionnels sur des plateformes web spécialisées, ainsi qu’en vitrine d’agences, faciliteront la visibilité du bien et diminueront le risque de vacance locative.
Quelles sont les missions du gestionnaire locatif ?
Plusieurs services font partie des prestations proposées par la gestion locative. Ils parcourent les actions globales qui incombent à la bonne réalisation d’une location saisonnière, de la communication, en passant par le relationnel, l’intendance et l’administratif.
Promouvoir la location
Le gestionnaire locatif de saison se charge de la diffusion des annonces de location sur des sites référents et par le biais de sa propre agence. Son réseau de communication étendu permettra au propriétaire de toucher un public plus large et d’obtenir des locataires plus facilement. Le choix et le filtre des candidats font également partie du rôle convoité par le gestionnaire, qui pourra définir des critères sérieux en fonction des attentes de son client et établir des garanties fiables pour éviter les mauvaises surprises.
Réaliser les états des lieux saisonniers
Les entrées et sorties des locataires seront effectuées par le gestionnaire, qui sera en charge de vérifier l’état du bien et le listing du matériel de location dans le logement, après le départ des occupants, appuyé par un bail de location spécifique. Il sera chargé de prévoir les rendez-vous avec les équipes de ménage entre chaque location, afin de maintenir un lieu impeccable pour les prochains arrivants. Tout signalement de matériel défectueux ou travaux à prévoir lui sera adressé, et il aura la responsabilité d’en informer le propriétaire pour effectuer les démarches nécessaires. C’est également lui, qui aura la tâche de gérer avec le service de ménage la mise à disposition de draps et serviettes propres pour chaque entrée.
Conseiller en assurance location
Une assurance spécifique à la location saisonnière n’est pas systématiquement obligatoire, mais elle est fortement recommandée afin de couvrir les risques liés à l’occupation temporaire du logement. Le propriétaire doit vérifier que son contrat d’assurance couvre bien la location touristique. Lorsque le logement se situe en copropriété, le propriétaire doit par ailleurs être assuré au titre de sa responsabilité civile. Le locataire peut également vérifier si son assurance habitation comprend une garantie villégiature.
Quels sont les biens concernés ?
Quelle que soit la typologie ou la superficie du bien, les locations saisonnières peuvent varier en termes de superficie et d’emplacement. Il peut s’agir d’une location dans une grande métropole touristique, comme un appartement en plein centre de Paris, de Toulouse ou de Lyon, ou d’une maison au bord de la mer avec un jardin. L’attrait touristique est la première motivation des investisseurs en location saisonnière, leur permettant de jouer sur l’offre et la demande et de garantir un succès maximal à leur opération financière. Il peut s’agir également d’une maison ou d’un appartement de vacances, inoccupé à l’année par ses propriétaires, dont la location saisonnière leur permet d’éviter la vacance des lieux sur de longues périodes, et d’en profiter aux dates désirées pour leur propre occupation.
La particularité des biens en location saisonnière à la montagne
La location en montagne demande une gestion à part du bien, celui-ci étant impacté par la situation géographique et climatique du lieu. La première difficulté étant d’effectuer les déplacements dans des zones parfois difficiles d’accès en plein hiver. Bien souvent éloignées du lieu de résidence principale de leurs propriétaires, les locations saisonnières en montagne s’accompagnent quasi systématiquement d’un gestionnaire locatif pour palier à la problématique de la distance. L’aide d’un professionnel est également un atout non-négligeable concernant la location hors saison. De nombreux logements saisonniers en montagne souffrent d’un manque de demandes en été, malgré un engouement à la hausse des touristes pour les vacances en montagne en été depuis l’apparition du Covid.
Face à un parc immobilier de plus en plus vieillissant, les locations de chalet standing en montagne ou d’appartements haut de gamme, sont de plus en plus recherchées par la clientèle et nécessitent un soin particulier en termes d’entretien et de services de conciergerie, pour satisfaire les locataires. Afin de rentabiliser au maximum son bien, il est important de continuer à le louer durant le printemps et l’été. Or, il s’agit des périodes les moins attractives en montagne. C’est pourquoi les stratégies de communication mise en place par un gestionnaire locatif permettront d’attirer l’œil des touristes sur le bien dont il est responsable et de faciliter les demandes de location en toute saison.
Quelle est la fiscalité de la location saisonnière en 2026 ?
Les revenus tirés de la location d’un meublé de tourisme sont imposés dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux (BIC). Pour les recettes perçues en 2026, le régime micro-BIC est accessible jusqu’à 15 000 € de recettes annuelles pour un meublé de tourisme non classé, avec un abattement forfaitaire de 30 %, et jusqu’à 83 600 € pour un meublé de tourisme classé, avec un abattement de 50 %. Au-delà des seuils applicables, le régime réel s’applique, sauf option pour celui-ci lorsque celle-ci est possible avant le dépassement du seuil. La location meublée est par ailleurs en principe soumise à la cotisation foncière des entreprises (CFE), sous réserve des exonérations prévues par la réglementation.
Une taxe de séjour doit être collectée dans les communes ou intercommunalités qui l’ont instaurée. Lorsqu’une plateforme intermédiaire est utilisée, celle-ci peut être chargée de sa collecte et de son reversement. En principe, la location meublée est exonérée de TVA. Elle peut toutefois devenir soumise à la TVA lorsqu’elle s’apparente à une prestation hôtelière et comprend au moins trois des quatre prestations suivantes : petit-déjeuner, nettoyage régulier des locaux, fourniture du linge de maison et réception de la clientèle, sous réserve notamment des règles de franchise en base. Enfin, lorsque les recettes annuelles tirées de la location d’un meublé de tourisme dépassent 23 000 €, le loueur doit s’enregistrer auprès de l’Urssaf et est soumis à des cotisations sociales selon le régime applicable à sa situation.
Quelles sont les différences entre la gestion locative classique et la gestion
saisonnière ?
La principale différence entre ces deux modes de location, se situe dans la fréquence des occupations. La gestion locative saisonnière nécessite un suivi plus régulier, dû aux nombreuses entrées et sorties s’enchaînant au fil des locations. En revanche, la location saisonnière doit faire l’objet d’un contrat écrit précisant notamment le prix demandé et comportant un état descriptif des lieux. Dans le cas d’un meublé de tourisme, un même client ne peut occuper le logement plus de 90 jours consécutifs au cours d’une même année civile.
Comment trouver un bon gestionnaire ?
Pour choisir un gestionnaire locatif de confiance, plusieurs méthodes sont pratiquées et portent leurs fruits. La première est de vérifier le statut professionnel de l’entreprise qui propose ses services. Généralement, le gestionnaire locatif est rattaché aux services d’une agence immobilière pour laquelle il propose ses prestations en tant qu’indépendant ou salarié. La notoriété de l’agence et son rayonnement sont également des critères importants à vérifier. Il est indispensable de choisir un gestionnaire locatif proche du lieu de location qu’il devra gérer.
Les avis clients sur Google sont également un bon indicateur de confiance pour choisir une personne sérieuse pour gérer la gestion de son bien en location saisonnière. Assurez-vous, lors de vos premiers échanges, de la disponibilité du professionnel et soyez attentifs à son aisance relationnelle, qui seront des points essentiels à la bonne gestion du bien que vous lui confierez. Dernier point, le parc locatif en gestion actuelle peut également vous guider dans votre choix.
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