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Révision de loyer : l’IRL ralentit à +0,79 % et limite les hausses en 2026
Rédigé par Maeva FLORICOURT le 27 janvier 2026
Publié par l’Insee le 15 janvier 2026, l’IRL du 4e trimestre 2025 confirme un virage. La hausse de l’indice retombe sous 1 %, ce qui encadre davantage les revalorisations annuelles lorsque le bail prévoit une clause d’indexation.
En résumé
- L’IRL du 4e trimestre 2025 atteint 145,78 en métropole, soit +0,79 % sur un an.
- Pour rappel, si le bail prévoit une clause de révision, la hausse annuelle du loyer est plafonnée par cette variation de l’IRL.
- Attention, en revanche : certaines situations peuvent empêcher la hausse, notamment selon le DPE.
Un indice à 145,78 : une hausse limitée à +0,79 % sur un an
Le dernier indice de l’INSEE est porté à 145,78 pour le 4e trimestre 2025. C’est une hausse particulièrement modérée : avec une progression de 0,79 % sur un an. L’IRL signe sa plus faible progression annuelle depuis le 3e trimestre 2021 (+0,83 %), ce qui réduit mécaniquement le plafond de revalorisation.
Exemple
Un loyer hors charges de 800 € révisé avec l’IRL du 4e trimestre 2025 (145,78) et celui du 4e trimestre 2024 (144,64) passerait à environ 806,31 €, soit +6,31 € par mois.
Révision de loyer : la formule à connaître et les cas où l’augmentation peut être impossible
Sur le plan pratique, le nouveau loyer se calcule en appliquant la formule loyer actuel × (IRL du trimestre de référence / IRL du même trimestre de l’année précédente).
Ensuite, tout ne se joue pas qu’à l’indice. Avant d’appliquer une hausse, trois points peuvent bloquer (ou limiter) la revalorisation :
- Pas de clause d’indexation : sans clause, pas de révision annuelle possible via l’IRL.
- Délai d’un an : le bailleur doit demander la révision dans l’année suivant la date prévue, sinon il perd le bénéfice de la hausse pour la période écoulée.
- Logements classés F ou G : pour les baux signés/renouvelés/reconduits depuis le 24 août 2022, la révision est interdite si le logement est une passoire thermique (F ou G).
En clair, avec un IRL sous 1 %, la mécanique d’augmentation ralentit et tout se joue dans le bail : clause, date et DPE dictent ce qui peut être appliqué ou non.
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