Catastrophe naturelle : ce danger invisible pour 64 % des Français - SGL

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Catastrophe naturelle : ce danger invisible pour 64 % des Français

Inondations, incendies de forêt, sécheresses, submersions marines : la multiplication des catastrophes naturelles menace chaque année habitations et infrastructures. Loin d’être cantonnées à quelques zones, ces catastrophes concernent pratiquement tout le territoire métropolitain et ultramarin, comme le révèlent les dernières statistiques publiées par le ministère de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires.

Beaucoup de Français ignorent leur exposition aux aléas naturels

Selon les données publiées par le ministère de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires, en collaboration avec les membres de l’Observatoire national des risques naturels, 64 % des Français résidant dans une commune exposée aux aléas naturels n’ont pas conscience de vivre dans une zone à risque. Plusieurs raisons expliquent ce décalage : si les grandes crues ou débordements massifs attirent l’attention, la majorité des phénomènes passent sous les radars du grand public. Puis, sur le terrain, trop peu de propriétaires ou locataires consultent les dossiers sur les risques existants avant de s’installer. Enfin, il est parfois difficile de repérer une zone inondable sans cartographie détaillée ou sans un historique récent de sinistres et ce, malgré les outils de recherche des risques naturels et technologiques mis en place par le service public.

Aucune région n’est épargnée par les aléas climatiques

Parmi les 6 000 communes annuellement touchées par des arrêtés de catastrophe naturelle, plus de la moitié de ces catastrophes sont liées à des inondations, suivies par les mouvements de terrain causés par les sécheresses et, dans une moindre mesure, par les phénomènes atmosphériques (tempêtes, grêle, etc.). Les régions très peuplées, comme l’Île-de-France et l’Auvergne-Rhône-Alpes, arrivent en tête en matière d’exposition.

18 millions

Le nombre de Français résident dans une zone à risque de débordement de cours d’eau

Les inondations ne sont pas les seules à inquiéter. Plus de la moitié des habitations individuelles seraient fortement ou moyennement exposées au retrait-gonflement des argiles. Environ 10 millions de maisons font ainsi face à un véritable casse-tête, avec des factures parfois très onéreuses pour renforcer les fondations ou réparer les fissures. Il en est de même pour les incendies de forêt qui ont significativement augmenté ces dernières années. Plusieurs milliers de communes sont d’ailleurs reconnues comme exposées aux feux de végétation. Et le littoral n’est pas épargné par les aléas naturels. On estime qu’environ 1,5 million de Français résident dans des zones susceptibles d’être submergées. Le littoral des Hauts-de-France, la Nouvelle-Aquitaine, les Pays de la Loire ou la Normandie font partie des secteurs les plus exposés aux submersions marines.

Les catastrophes naturelles : une facture toujours plus lourde

Entre 1982 et 2022, la garantie catastrophes naturelles a coûté 49,9 milliards € aux assureurs, selon les statistiques officielles. Si les inondations restent le poste le plus lourd, un autre phénomène se détache de plus en plus : la sécheresse. En parallèle, les assureurs doivent aussi gérer l’impact des phénomènes atmosphériques, comme les tempêtes, la grêle et les épisodes de neige abondante.

45 milliards

Le montant des indemnisations pour catastrophes naturelles depuis le milieu des années 80

Prévenir plutôt que guérir : le rôle des plans de prévention

Face à la multiplication de ces risques, l’État et les collectivités ont mis en place des Plans de Prévention des Risques Naturels (PPRN). Leur principe ? Réglementer l’urbanisme dans les zones où la menace est jugée trop forte. Dans les secteurs touchés par les inondations, l’implantation de nouvelles habitations peut être limitée, voire interdite, en zone rouge. Côté littoral, certains plans prévoient même l’interdiction de construire dans les zones les plus vulnérables ou le rehaussement obligatoire des futures constructions.

Pour lutter plus spécifiquement contre les inondations, on trouve également les Programmes d’Actions de Prévention des Inondations (PAPI). Coordonnés entre l’État et les acteurs locaux, ils financent des travaux de renforcement de digues, de création de bassins de rétention, mais aussi des actions de sensibilisation du grand public.

Risques naturels : se renseigner avant d’acheter ou de louer

Avant de s’engager dans un projet immobilier, quelques réflexes simples peuvent éviter de mauvaises surprises :

  • Consulter la plateforme officielle Géorisques pour vérifier si le bien se trouve en zone inondable ou à risque de retrait-gonflement des argiles.
  • Interroger la mairie afin de connaître l’existence d’un PPRN. 
  • Vérifier son contrat d’assurance, car certaines garanties catastrophes naturelles peuvent comporter des exclusions partielles selon la localisation ou le type de risque (sécheresse, tempête, etc.).

À lire également sur les assurances

Nos sources

  • Rechercher les risques naturels et technologiques sur Géorisques, georisques.gouv.fr

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Maeva FLORICOURT

Rédactrice web spécialisée dans l'immobilier

En tant que rédactrice web SEO spécialisée dans l'immobilier et la gestion patrimoniale, je décrypte l'actualité complexe de ces domaines pour la rendre accessible à tous.

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