Immobilier 2026 : ces villes où acheter redevient une vraie bonne affaire - SGL

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Temps de lecture : 4 min

Faut-il profiter du rebond du printemps 2026 pour acheter ?

Le marché immobilier français reprend des couleurs ce printemps, mais l’embellie ne profite pas à tout le monde de la même manière. Le baromètre Meilleurs Agents publié en juin 2026 dessine en effet une France à plusieurs vitesses. Tandis que Nantes s’envole et que Paris repasse dans le vert, Bordeaux poursuit sa correction et Rennes voit, quant à elle, ses délais de vente s’allonger. Conclusion : la bonne affaire ne se trouve plus partout, mais existe bel et bien pour qui sait la repérer.

L’essentiel

  • Au 1er juin 2026, le prix moyen national atteint 3 128 €/m², en recul de 0,2 % depuis janvier.
  • Nantes flambe (+ 4,2 %) quand Bordeaux poursuit sa baisse (− 3,4 %) : les signes d’un marché à deux vitesses.
  • À Nantes, un bien se vend en 62 jours. À Rennes, il faut 107 jours.
  • Le crédit moyen sur 25 ans grimpe à 3,7 %, après 3,35 % il y a un an.
  • Acheter reste pertinent : un achat devient en moyenne plus avantageux que louer au bout de six ans.

Prix de l’immobilier : un rebond qui creuse l’écart entre les villes

Après plusieurs mois de repli, le marché amorce un retour à la hausse, sans entraîner toutes les métropoles dans son sillage selon le baromètre Meilleurs Agents1. La moyenne nationale, restée quasi stable, masque des trajectoires de plus en plus opposées d’une ville à l’autre. C’est cet écart qui redéfinit aujourd’hui la carte des opportunités. Au 1er juin 2026, le prix moyen au mètre carré est à 3 128 €, encore en léger recul de 0,2 % depuis janvier. Une quasi-stabilité d’ensemble qui ne se lit désormais plus à l’échelle du pays, mais ville par ville.

Les métropoles qui repartent franchement à la hausse

Plusieurs grandes villes ont tourné la page de la correction et renouent avec une demande soutenue. Cette reprise traduit le retour des acheteurs sur des marchés où la confiance s’est reconstruite plus vite qu’ailleurs. Nantes mène la danse, loin devant Marseille et Montpellier, tandis que Paris repasse timidement dans le vert, signe que la demande se réveille peu à peu dans la capitale.

VillesÉvolution des prix depuis janvier 2026
Nantes+ 4,2 %
Marseille+ 2,7 %
Montpellier+ 2,1 %
Rennes+ 1,8 %
Paris+ 0,6 %

Les marchés encore en phase d’ajustement

À l’opposé, certaines villes continuent de corriger leurs prix pour s’adapter aux nouvelles conditions de financement. Loin d’être une mauvaise nouvelle, ce mouvement ouvre de réelles fenêtres de négociation pour les acquéreurs bien accompagnés. Bordeaux signe le recul le plus marqué, suivie de Lille, quand Nice et Strasbourg affichent des baisses plus mesurées. Partout, les vendeurs qui ajustent leur prix au plus juste retrouvent rapidement des acheteurs.

VillesÉvolution des prix depuis janvier 2026
Strasbourg− 0,3 %
Nice− 0,7 %
Lille− 1,7 %
Bordeaux− 3,4 %
Moyenne nationale− 0,2 %

Délais de vente : le véritable thermomètre du marché

Au-delà des prix affichés, c’est la vitesse à laquelle un bien trouve preneur qui révèle la santé réelle d’un marché. Un délai qui se raccourcit traduit une demande dynamique. Un délai qui s’allonge, à l’inverse, signale un prix souvent trop élevé pour le budget des acheteurs. C’est l’indicateur à surveiller en priorité.

Ce printemps, la tendance est encourageante : Paris voit son délai moyen reculer de 72 à 66 jours en trois mois et Nantes signe la meilleure performance avec un bien vendu en 62 jours, soit deux semaines de moins qu’en début d’année. D’autres marchés peinent en revanche à suivre. À Rennes, les délais grimpent à 107 jours, soit près d’un mois de plus en un an, alors que les prix, eux, continuent de grimper : preuve qu’une valeur affichée ne garantit pas un marché fluide.

VillesDélai moyen de venteÉvolution récente
Nantes62 jours− 14 jours
Paris66 jours− 6 jours
Rennes107 jours+ 7 jours (+ 30 j sur un an)

Taux à 3,7 % : pourquoi l’achat reste une fenêtre ouverte

La remontée des taux a de quoi inquiéter, mais la pertinence d’un achat ne se résume jamais au seul coût du crédit. Le rapport entre prix d’acquisition et niveau des loyers pèse tout autant dans la balance et il joue aujourd’hui en faveur des acheteurs.

En mai 2026, sur 25 ans, emprunter coûte en moyenne 3,7 %, soit 0,35 point de plus qu’un an plus tôt (3,35 %). Une hausse qui freine les profils les plus contraints, mais les meilleurs dossiers décrochent encore des conditions bien plus favorables que la moyenne du marché.

Durée du prêtMeilleur taux observé (juin 2026)
15 ans2,85 %
20 ans3 %
25 ans3,20 %

À SAVOIR

La BCE s’apprête à relever ses taux. Pour la première fois depuis septembre 2023, la Banque centrale européenne devrait remonter ses taux directeurs ce jeudi 11 juin 2026, en portant le taux de dépôt à 2,25 % (+ 0,25 point). En cause : selon l’estimation rapide d’Eurostat2, l’inflation en zone euro est montée à 3,2 % sur un an en mai (après 3,0 % en avril), bien au-dessus de la cible de 2 %, alimentée par la flambée du pétrole liée à la fermeture du détroit d’Ormuz. Les marchés anticipent ce tour de vis à 98 % et tablent même sur une seconde hausse en septembre. Un signal à surveiller de près : il pourrait entretenir la pression sur les conditions de crédit dans les prochains mois et donne une raison supplémentaire de concrétiser un projet mûr dès aujourd’hui, quitte à renégocier plus tard si la tendance s’inverse.

Surtout, dans de nombreuses villes, les loyers progressent plus vite que les prix de vente : le temps nécessaire pour qu’un achat devienne plus rentable qu’une location se réduit d’autant. En moyenne, ce point de bascule est désormais atteint en un peu plus de six ans, soit trois mois plus tôt qu’il y a un an. À Mulhouse, ce délai tombe même sous les deux ans. Enfin, souscrire à un taux élevé n’est pas une fatalité : ceux qui s’engagent aujourd’hui pourront renégocier plus vite si les conditions se détendent, allégeant le coût total de leur crédit.

Comment transformer ce marché à deux vitesses en opportunité concrète ?

Ce marché contrasté n’est pas un frein, c’est un terrain de jeu pour qui sait lire les bons signaux. Encore faut-il raisonner ville par ville plutôt que sur des moyennes nationales qui ne veulent plus dire grand-chose.

Pour un acheteur, les villes encore en correction comme Bordeaux ou Lille offrent une marge de négociation rare, surtout sur les biens en vente depuis plusieurs semaines. Pour un vendeur, la leçon de Rennes est limpide : un bien estimé au juste prix dès la mise en vente part plus vite et au bout du compte à un meilleur prix, qu’un bien surévalué que l’on finit par brader. Pour un investisseur, l’écart grandissant entre hausse des loyers et baisse des prix dope la rentabilité locative, à condition d’optimiser la gestion du bien pour limiter la vacance.

C’est là que l’accompagnement fait la différence. Estimer au juste prix, cibler la ville la plus rentable, structurer un financement solide ou confier sa gestion locative à des professionnels : autant de leviers qui transforment un marché incertain en opportunité.

Nos sources

  1. Meilleurs Agents, Baromètre immobilier : un rebond printanier inégal ↩︎
  2. Eurostat, l’inflation dans la zone euro ↩︎

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Maeva FLORICOURT

Rédactrice web spécialisée dans l'immobilier

En tant que rédactrice web spécialisée dans l'immobilier et la gestion patrimoniale, je décrypte l'actualité complexe de ces domaines pour la rendre accessible à tous.

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