Les passoires thermiques condamnées par la loi Climat
La loi Climat et résilience de 2021 veut en finir avec les habitations couteuses pour l’environnement et le porte-monnaie des Français. Elle institue en effet qu’à partir de janvier 2023 et ce, progressivement jusqu’en janvier 2028, seront retirés de la location tous les logements dont le diagnostic de performance énergétique (DPE) révèle un F ou un G. Soit les fameuses passoires thermiques.
Cette nouvelle réglementation draconienne vise à obliger les détenteurs de biens immobiliers énergivores à réaliser des travaux de rénovation énergétique.
Des propriétaires-bailleurs qui ne respecteront pas la loi ?
Pour sonder les réactions des propriétaires-bailleurs face à la future application de la loi Climat, la Fnaim (Fédération nationale de l’immobilier) a mené l’enquête auprès de ses adhérents, syndics de copropriété et agences immobilières. L’étude révèle que si 32 % des bailleurs entendent initier des travaux, 31 %, au contraire, assument très clairement qu’ils ne respecteront pas la loi et continueront à louer leurs passoires thermiques en l’état.
5 %, enfin, précisent qu’ils reprendront en leur main la gestion de leur bien. Ce qui pourrait signifier un désir de poursuivre l’activité locative sans nécessairement effectuer des travaux de mise aux normes énergétiques.
500 000 logements de moins à louer ?
Le baromètre de la Fnaim apprend, de surcroit, que pour 26 % des propriétaires-bailleurs, l’heure sera davantage à la revente. Pour 6 % encore, la solution palliative sera la location de courte durée, qui échappe à la loi Climat. En tout, selon la Fédération nationale de l’immobilier, ce sont 500 000 logements qui risquent de sortir du parc locatif au cours des 6 années à venir. Majoritairement des petites surfaces.
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