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Primo-seniors : Quand les ainés deviennent primo-accédants

Dans un observatoire réalisé conjointement, Se Loger et Empruntis se sont intéressés à ces seniors qui accèdent à la propriété pour la première fois après 50 ans. Quels logements favorisent-ils et dans quelles zones d’habitation ? Quel budget consacrent-ils à l’achat de leur résidence principale et comment ont-ils recours au crédit immobilier ? Réponses.

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Appartement ou maison, l’opportunité guide la décision ?

Beaucoup semblent songer qu’il tient du véritable parcours du combattant d’acheter un logement une fois les vieux jours venus. En raison notamment de la difficulté pour un senior à obtenir un crédit immobilier. L’observatoire Se Loger-Empruntis nous prouve aujourd’hui le contraire. En effet, selon les résultats de cette étude sur la primo-accession, 1 Français sur 10 acquiert son habitation pour la première fois après 50 ans. Voici les principales raisons qui incitent ces ainés à engager un projet immobilier :

  • L’évolution de la situation personnelle (17 % ) ;
  • La volonté de réaliser un placement durable (16 % ) ;
  • La progression de la situation financière (14 %) ;
  • La perception d’un héritage (8 %) ;

Dans la pratique, cibler une maison pour un premier achat immobilier n’apparait pas plus marqué chez les seniors en comparaison de primo-accédants plus jeunes. Ils sont 68 % à avoir acquis des pavillons contre 60 % pour le reste de la population française.

Dans la théorie, l’écart se creuse davantage. Les personnes âgées sont 58 % à déclarer qu’elles souhaiteraient s’installer dans une maison contre 18 % qui préfèreraient privilégier un appartement. Un chiffre à retenir néanmoins : 20 % des ainés indiquent qu’au final c’est surtout l’opportunité qui guidera leur choix sur la typologie du bien immobilier.

Concernant l’état du logement, ils sont 74 % à se diriger vers l’ancien. 1 acquisition immobilière sur 5 se réalise cependant dans le neuf, 13 % des seniors appréciant la construction individuelle.

Côté travaux, les ainés ne se démontrent pas plus rétifs que des jeunes à en effectuer. Ils sont 31 % à initier des rénovations, avec une enveloppe budgétaire toutefois moins fournie (87 148€) que pour la moyenne des acheteurs immobiliers (92 934€).

Les seniors, peu friands des grandes agglomérations

Les personnes âgées fuient résolument les métropoles de grandes tailles pour leur première acquisition immobilière. Ainsi, les zones d’habitation qu’ils plébiscitent sont :

  • Les bourgs de 2 000 à 20 000 habitants (37 % ) ;
  • Les zones rurales (24 %) ;
  • Les communes de 20 000 à 60 000 habitants (15 %) ;
  • Les villes de 60 000 à 200 000 habitants (8 %) ;
  • Paris intra-muros (3 %) ;

A noter que les ainés sont 16 % à viser une autre région que la leur pour leur premier achat immobilier.

Crédit immobilier : l’emprunt une fois passé 50 ans

Les personnes âgées consacrent à l’acquisition de leur résidence principale un budget inferieur à celui de la moyenne des primo-accédants. 72 % des projets se concrétisent avec une enveloppe qui ne dépasse pas 300 000 € et 13 % avec un capital en dessous de 100 000 €.

C’est sur la pan du crédit immobilier que les disparités se dessinent nettement entre primo-accédants classiques et primo-seniors. En effet, les ainés ne sont que 68 % à recourir à l’emprunt immobilier pour financer l’achat de leur résidence principale contre 98 % pour les plus jeunes. Et pourtant, les personnes âgées détiennent un revenu mensuel plus important (5 512€) que les autres primo-accédants (4 927€).

Ainsi, deux raisons expliquent leur plus faible demande de crédit immobilier :

  • Ils détiennent une épargne mobilisable supérieure : 115 112€ contre 63 680€ pour les plus jeunes ;
  • Leur âge avancé contraint la durée potentielle de leur emprunt à 16 ans et 7 mois, contre 22 ans et 5 mois pour les autres ;

À noter que 64 % des ainés interrogés sont toujours actifs professionnellement. Dans 9 cas sur 10, ceux qui parviennent à obtenir un crédit immobilier sont toujours en activité.

Après 50 ans, un moment vraiment opportun pour acheter sa résidence principale ?

Pour 42 % des seniors sondés, il est aujourd’hui plus que jamais l’heure d’aquerir un logement pour la première fois.

« Acheter lorsque l’on est sénior n’est pas impossible bien au contraire, explique au sein de l’observatoire Cécile Roquelaure, directrice des études chez Empruntis. Mais il est nécessaire d’avoir un dossier solide. Côté revenus, il est impératif, si le passage à la retraite n’est pas effectif, de donner de la visibilité au banquier sur leur évolution : des simulations de retraite seront incontournables si le crédit persiste après cette étape. Envisager un crédit à pallier peut également être une bonne solution dans ce cas. Les séniors ont de nombreux arguments pour eux. Cependant une difficulté importante se dresse devant eux : le taux d’usure. Avancer dans l’âge augmente les petits soucis de santé et cela a un impact sur le coût de l’assurance. Avec le niveau actuel du taux d’usure, la contrainte est réelle. Trouver la meilleure solution d’assurance devient un impératif, surtout que peu bénéficieront de la Loi Lemoine (fin du Questionnaire Médical) », conclut-elle.

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Emilie Gardes

Rédactrice web

Parcours d'achat immobilier, négociation, gestion locative, syndic, emprunt, santé des marchés, ... Pour vous, j'aborde sur SGL toutes les actualités qui animent le secteur et désembrume, par le biais de pages froides et de FAQ, toutes les zones qui restent encore nébuleuses pour vous.

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